
Autour du PSG
Real Madrid/PSG – Dall’Oglio souligne « la fragilité que peut avoir une équipe »
Mais quelle soirée catastrophe pour une nouvelle désillusion européenne pour le Paris Saint-Germain ! Alors que le PSG menait les débats et à la marque, il a suffit d’une erreur pour que la machine s’enraye et que les Rouge et Bleu perdent pieds mercredi soir contre le Real Madrid en 8e de finale retour de la Ligue des Champions. Complètement déboussolé, le club parisien a alors sombré en 20 minutes et est donc sorti de manière précoce mais logique de la compétition. Interrogé par le Parisien, l’entraineur montpelliérain Olivier Dall’Oglio a livré son analyse concernant la réaction parisienne, ou plutôt de l’absence de réaction après l’égalisation et l’éventuel impact sur la suite de la saison pour le PSG.
Dall’Oglio « ’il faut respecter le jeu. »
« Sur la Ligue 1, je ne sais pas quel impact ça peut avoir. C’est sûr que la fin de saison du PSG ne sera pas évidente. Mais ce genre de match nous montre quand même la fragilité que peut avoir une équipe. Le football, ça peut aller dans un sens comme dans l’autre très rapidement. Ils étaient au-dessus du lot sur la première période mais je pense qu’il faut respecter le jeu.
Si on ne le respecte pas, ça peut devenir compliqué. Cela peut passer en Ligue 1 mais pas au plus haut niveau. Ils seront champions mais c’est un vestiaire qui peut être difficile à gérer.
Dall’Oglio « Cela me conforte dans le travail qu’on fait. »
Cela me conforte dans le travail qu’on fait avec les joueurs sur les détails, l’approche des matchs, comment le gérer, le professionnalisme qu’il faut dégager. J’entends beaucoup parler des joueurs ambitieux mais il faut mettre le travail à côté. Parfois, on pinaille sur des détails mais je pense qu’on est sur la bonne voie quand on fait ça. »
Supporter l’OM c’est dur, mais supporter Paris c’est pire. Si le slogan marseillais peut en temps normal faire sourire les supporters Rouge et Bleu vu les piètres résultats de leurs anciens rivaux, cette fois en revanche, il fait mal. Des soirées européennes comme celle-ci, les amoureux du club de la capitale n’en ont déjà que trop vécues mais au-delà de la défaite ou de l’élimination, c’est encore une fois par la manière que le bât blesse.
Un tour à élimination directe en Ligue des Champions représente 180 minutes, mais comme souvent le PSG se contente de 150 ou 160 minutes et finit par tout perdre de son propre chef. Oui le PSG est son pire ennemi mais non, cela ne peut plus durer. Tout le monde a le droit à l’erreur, mais si la première fois est excusable, toutes celles qui suivent ne peuvent être ni pardonnables, ni pardonnées.
Toute l’équipe, après l’heure de jeu, a été en dessous de tout, perdant le fil, l’équilibre et la main, ou plutôt le pied, mise sur la rencontre. Aucune révolte ni changement tactique de la part de l’entraineur, aucune révolte ni aucun aboiement de la part de son capitaine pour reconcentrer ses troupes.
Pour la première fois depuis son arrivée au PSG, le défenseur brésilien et capitaine Marquinhos a laissé son jumeau sur le terrain, rappelant plus les rares égarements de son prédécesseur Thiago Silva dans les pires moments européens que sa hargne et sa grinta habituelle.
Un château de cartes, un colosse aux pieds d’argile, un château de sable… les expressions ne manquent pas pour qualifier la résistance mentale du PSG. Le talent, il en possède plus que de raison, la technique et l’envie également pourtant. Alors maintenant, pour bien finir la saison, il ne manque plus qu’un bon psy, tant pour les joueurs, les dirigeants que nous autres supporters.
