
Autour du PSG
Riolo est inquiet pour le PSG « je ne sais pas si cette équipe est capable de courir beaucoup plus »
Victorieux 0-1 contre Bordeaux ce mercredi, lors de la 28e journée de Ligue 1 (voir résumé ici), les joueurs du Paris Saint-Germain n’ont pas rassuré. Daniel Riolo, journaliste, est revenu dans l’After Foot de RMC Sports, sur ce petit match du PSG. S’il se demande quel est le profil de Mauro Icardi, attaquant de 28 ans, c’est surtout le fait que les joueurs ne courent pas beaucoup qui l’inquiète dans la perspective de grands matchs à venir.
Riolo « Icardi, on se demande ce qu’il est comme profil »
« Le rôle du numéro 9 a beaucoup évolué, mais Icardi, je pense qu’il pouvait être plus présent, décrocher, être plus présent dans le jeu. Icardi, on se demande ce qu’il est comme profil. Il n’est pas réellement finisseur, il n’est pas réellement à l’arrivée des actions, ses appels ne sont pas assez tranchants pour qu’on lui donne des ballons. », propos relayés par Paris Team.
Mauro Icardi, n’a pas réalisé en très bon match contre Bordeaux. Il a semblé jouer à contre temps et ses partenaires ne l’ont jamais trouvé. Trop esseulé dans la surface, il apprécie généralement d’avoir un 9 et demi à ses côtés. Pablo Sarabia, attaquant de 28 ans, buteur ce mercredi, aurait pu avoir ce profil qui rend l’Argentin plus fort, mais les deux joueurs n’ont pas joué assez proche pour permettre des combinaisons. De plus, Icardi, a besoin de bons ballons et contre Bordeaux, les joueurs l’ont souvent recherché par de longues passes ce qui a rendu la tâche plus complexe. Icardi a besoin d’un PSG qui joue haut, qui presse les défenses, hors ces derniers temps, on ne voit rien de tout ca du côté de Paris.
Riolo « Contre Bordeaux, c’est mollasson »
Pourquoi les Parisiens font-ils ces matchs où ils ne courent pas ? Le PSG, je veux bien qu’ils appuient sur un bouton et ils se motivent plus, mais c’est un peu plus que le bouton qu’il va falloir trouver s’ils jouent contre des équipes comme City ou le Bayern. Parce qu’il va falloir courir beaucoup plus. Et je ne sais pas si cette équipe est capable de courir beaucoup plus. Elle en fait tellement peu cette équipe, qu’il est où le bouton pour courir 10 kilomètres de plus dans un match ? Le problème est là depuis longtemps. Contre Bordeaux, c’est mollasson ! Et Pochettino fait un coaching défensif. », propos relayés par Foot 01.
Pour revenir sur les derniers mots de Riolo, « Pochettino fait un coaching défensif », cela peut s’expliquer par l’absence de joueurs offensifs sur le banc des remplaçants contre Bordeaux. Toute la ligne d’attaque des titulaires habituels était sur le flanc pour diverses raisons (hormis Icardi). De plus, Pochettino est pragmatique, il sait que le PSG ne va pas tourner à plein régime dans cette période trouble ou pas moins de 7 titulaires habituels n’étaient pas là. Il s’adapte aux forces en présence et à la confiance globale de l’équipe sur le moment.
On ne peut qu’être d’accord sur l’inquiétude de Riolo sur la capacité des joueurs parisiens d’augmenter un peu le rythme des courses, mais aussi la durée de ces dernières. Les joueurs sont trop statiques, arrêtent de proposer des solutions à partir de la mi-temps et n’arrivent plus à sortir le ballon de manière fluide tant, il n’y a pas de mouvements intéressants. Contre Bordeaux, qui a été assez faible, Paris a réussi à se rendre le match compliqué et aurait pu se faire punir.
La faute à des joueurs en manque de confiance, certainement, mais aussi au fait que cette équipe n’aime pas se faire mal. C’est bien beau de jouer à fond la Ligue des Champions, mais le reste ne doit pas être mis de côté. Et comme le dit Riolo, « Contre Bordeaux, c’est mollasson » et c’est exactement l’impression générale. Paris donne l’impression de ne pas être à fond, et même contre une faible équipe cela ne pardonne pas. Mais n’oublions pas la victoire, à défaut d’une grande prestation, le PSG s’offre le droit de continuer d’y croire.
